Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 00:44

¿Qué le cuenta la luna? ¿Qué le cuenta la noche?

Le vent s'emporte à chaque mot que je refoule. Les mots qui s'inscrivent sur les vides que je remplis, je les refoule presque aussitôt ; je les étouffe dans mon silence.

Mots de braise. Mots de rêve ?

Así las palabras, en rincones se esconden. Son las palabras atravesando los cráneos desnudos, cogiendo polvo. Que se callan, que se callan...

 

Que me raconte le jour ? Que puis-je dire au soleil ?

Et que je cherche encore des rêves éveillés, que chacun de mes pas ne soit plus lourd à porter.

Mira las flores, chico, mira los perros, mira el mundo que nunca falleció.

Et si dans l'optimisme je ne vois aucune ombre, pourquoi sur mon papier même l'encre devient sombre ?

El polvo de tus ojos, el polvo de mi vida, es el polvo que nunca se va, que se soterre en mis huesos, en mi cuerpo, en mi piel, en todos los caminos adonde voy...

 

Que l'on me demande alors pourquoi ma voix s'est tue, pourquoi ma plume lourde je ne puis plus la soulever.

Que l'on me demande alors si écrire m'a soulagé.

Croyez-vous que ça me plaise de ne jamais faire sourire ?

Croyez vous que ça m'enchante ?

 

Mi pluma no sabe soñar.

Par BruMaJ
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 00:16

 

Ici s'achève mon « Combat ordinaire ». Ici s'achève deux ans de ma vie. Ici s'achève mes mensonges, mes passions, mes angoisses et mes cauchemars. Ici s'achève cette traduction d'une succession de crise d'angoisse. Ici s'achève ce qui aura été une ridicule mise en scène de moi-même.

En écrivant ses articles, je comptais jouer sur l'incertitude qui existait entre moi-même et un moi différent, un moi narrateur qui ne pouvait être le moi de chair et d'os, mais une fiction qui se prétendait réelle. Ce fut un échec.

Dans aucun article je ne suis parvenu à détacher ma personne de mes création. Tous ces textes reposent sur un sentiment incontrôlable qui m'a habité, sur une angoisse bien souvent que je cherchais inconsciemment à canaliser à travers l'écriture ; mais au lieu d'avoir été un canalisateur, l'écriture a jouer le rôle de catalyseur.

Ecrire à nouveau serait une erreur, une hérésie même pour ce que je considère comme ma « philosophie de vie ». Philosophie au sens plein, stoïcienne, qui continue d'être mienne malgré un détour du côté du romantisme exacerbé.

Je ne veux plus aimer la beauté dans l'angoisse, je ne veux plus admirer le tourment dans ce qu'il a de terrible ou de commun. Ce qui blesse est certes ce qu'il y a de plus beau, de plus noble, mais peut-on s'en satisfaire ? Quand je soulage mes angoisses sur ces pages je suis esclave de mes jugements, je n'ai plus de recul... Je ne prends pas de hauteur.

 

Aujourd'hui j'ai décidé à nouveau de fuir, en gardant mes œillères : je n'ai pas la carrure pour avoir des regrets, je n'en ai pas la force.

Alors au lieu d'avoir des regrets et d'en faire part, je crois que je vais les garder pour moi.

 

Ce sont ici mes derniers mots sur ce blog.

 

A quoi ça sert de me livrer à des gens que je ne connais pas, ou bien à des gens qui ne se livrent pas. Mon intimité – même intellectuelle, morale ou psychologique, appelez ça comme vous le souhaitez – ne peut être délivrée à quiconque sans preuve de confiance. La confiance et les confidences doivent faire l'objet d'un échange. Si vous lisez ses lignes et que vous ne me parlez jamais de ce que vous ressentez, vous êtes coupables d'un certain voyeurisme, vous manquez d'honnêteté envers moi et envers vous-même.

Mais vous avez raison : je suis le premier coupable et responsable de ce que je publie.

Donc j'arrête cette mascarade.

 

Le courage d'écouter les autres n'en est pas un sans confrontation.

 

Prenons ça comme un défi.

 

« "Alors, adieu ?
 – C'est ça !"

Alors brusquement, il se retourna et s'en alla sans même jeter un dernier regard. »

 

Brumaj

 

 

 

 

 

Par BruMaJ - Publié dans : Textes de vie
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 19:48

Il y a des petites choses comme ça qui vous bouffe le moral pour rien. Des petits rien qui vous fait psychoter sur des milliards de choses... 

Récemment, j'ai eu un appel de mon opérateur de téléphonie mobile m'offrant la possibilité d'appeler de manière illimitée deux numéros de mon choix. Pour me « remercier de ma fidélité ».

Fort bien, fort bien ! J'accepte l'offre après avoir bien saisi toutes conditions.

Vient enfin l'heure du choix...

Grand vide...

Quels numéros choisir ? De qui suis-je suffisamment proche pour avoir la possibilité d'appeler pendant des heures ? Je pense à T. qui a clairement été la personne avec qui je suis resté le plus longtemps au téléphone cette année... mais il ne rentre pas dans les conditions...

Qui d'autre ?

Merde ! me dis-je à moi-même, avec qui pourrais-je rester des heures au téléphone ? Qui pourrais-je appeler régulièrement sans avoir l'impression de déranger ? A qui je serais capable de raconter tout ce qui me tient au cœur, dès que j'en ressens le besoin ?

Personne.

Non pas que personne ne soit suffisamment proche – ou ne l'ait été – pour « mériter » de connaître mes petits soucis insignifiants ou d'être un interlocuteur privilégié, mais je n'ai pas d'ami intime. Peut-être parce que je ne supporte pas m'étendre sur ma vie, de peur d'ennuyer, bien que paradoxalement je crève souvent du besoin de parler de moi. Peur de paraître égoïste ? Oui, sûrement.

Se pose alors la fausse question de l'intérêt de ce blog, où se mélange textes d'inventions, coups de gueules et confidences. La réponse est évidente.

 

Pourquoi je supporte aussi mal la solitude ?

Pourquoi suis-je rarement naturel ?

Pourquoi suis-je souvent mal dans ma peau, ai-je l'impression de sur-jouer en permanence ?

Pourquoi, comme me l'a dit C., bourrée mais lucide à la fois, ai-je ce « complexe d'infériorité » ?

 

Quand me comprendrai-je enfin ?

 

Mais quand est-ce que j'arrêterai de de me poser ces question ?

 

Oh j'en ai marre ! Vivement de finir cette année et de reprendre des activités débordantes pour enfin arrêter de psychoter !

http://farm3.static.flickr.com/2129/1917254438_7b02701cea.jpg

 

PS : pour la petite histoire, les deux numéros que j'ai choisis sont le fixe de mes parents et celui de l'une de mes grands-mères. Je ne suis pas encore quelqu'un de totalement indépendant, visiblement...

 

 

 

Par BruMaJ - Publié dans : Angoisses
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 23:37

Tais-toi et ne dis rien.
Le silence parle pour toi.

Respire et ne bronche pas.
Serein, seringue et ce rat.

Ton sourire se voile.
Et là-haut luit la lune.

Mens-moi. Sens-toi,
Vivre sans toit.

Sens-moi rire sans voix.

Par BruMaJ - Publié dans : Sans queue ni tête
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 18:56

Après plus d'un mois sans n'avoir rien écrit, je me remets à taper.
Les jours passent. Approchent les partiels, approche le Chili.

Aujourd'hui, j'ai découvert Valparaiso à travers le blog d'une palienne rennaise expatriée. Et j'ai compris la chance que j'ai eu : dans ma solitude mal assumée, dans mon année à galérer, à trébucher - tombant par-ci, par-là - mais toujours à me relever, j'ai été heureux dans mon malheur.

Il y a quelques semaines, je me suis réveillé, secoué par la nécessité de faire face aux événements, de ne plus les subir. Les méandres du coeurs finissent par s'étioler quand la volonté de reprendre le dessus l'emporte. Et j'ai découvert que malgré mes craintes, je n'avais pas perdu mes amis, et que j'en avais gagné d'autres sans vraiment en perdre.
Et je ne saurai sans doute jamais les remercier d'avoir été patients, de m'avoir pardonné à défaut de m'avoir compris.

Peut-être était-ce ma présence auprès d'eux et non pas leur présence à mes côtés que je ne supportais plus ?

J'ai donc découvert cette chance que bien d'autres n'auront pas : celle de ne pas avoir l'impression de foutre en l'air quelque chose en quittant la Patrie des Droits de l'Homme. Ce qui devait être foutus en l'air l'a été bien à temps pour que le plus difficile passe, pour que la distance ne pèse pas. Ou plutôt pour que la douleur de la solitude ne s'ajoute à l'éloignement de ceux que j'aime.

 

Vous le comprendrez par vous même.

Je n'espère pas faire naître chez toi, visiteur éventuel, l'angoisse du probable mais aussi - qu'on se le dise - de ce qui n'est pas nécessaire.

Je mesure ma chance relative, c'est tout.

 

http://jeanmichelberts.blog.lemonde.fr/files/ponton_club_55print_1.jpg

 

Comme quoi, les temps changent : après le temps du pessimisme mélancolique, voici venu celui de l'optimisme cynique.

 


 

 

 

Par BruMaJ - Publié dans : Textes de vie
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